Fiche 1-3
Le progrès technique est-il endogène ?
1- L’endogénéité du progrès technique est permise par des investissements immatériels.
(A)Le progrès technique1 est un phénomène endogène, car il découle directement des investissements immatériels. (E) En effets les investissements en recherche et développement (R&D) et de l’accumulation du capital humain des entreprises et d’institutions publiques stimulent l’innovation. Ces innovations permettent une amélioration continue des technologies et des méthodes de production. Or, ce processus repose sur un effet d’apprentissage : plus une économie investit dans la connaissance et l’innovation, plus elle génère de nouvelles avancées, renforçant ainsi la productivité globale des facteurs.
2 – Les rendements croissants jouent un rôle essentiel dans la dynamique d’un progrès technique endogène.
(A) Les rendements croissants jouent un rôle essentiel dans la dynamique du progrès technique, notamment grâce aux externalités positives qui en découlent. (E) Lorsqu’une entreprise investit dans l’innovation, non seulement elle bénéficie d’une amélioration de sa propre productivité, mais elle génère également des effets bénéfiques pour l’ensemble du secteur. Ainsi, la diffusion des connaissances et des technologies entraîne une réduction des coûts de production pour les autres entreprises qui se les ont au moins partiellement appropriées. Il s’agit pour elles d’une externalité positive. Ces connaissances et technologies nouvelles favorisent ainsi des gains de productivité et une réduction des coûts de production pour toutes ces entreprises. Ces entreprises peuvent alors créer plus de valeurs et financer les investissements au fondement du progrès technique.
Ainsi, la croissance économique repose sur un processus combiné : l’accumulation des facteurs initie la croissance économique, mais c’est l’amélioration de leur productivité qui en assure la longévité.
Illustration – Doc type bac
Utilisons ce document extrait du sujet de Nouvelle Calédonie tombé en 2022 et concentrons nous sur les données affichées en rouge:

D’abord, observons que la part des dépenses intérieures en recherche et développement (DIRD) représentent une part constante du PIB (entre 2,1 et 2,2% du PIB):un montant de 30 954 000 000 € en 2000 et de 50 619 000 000 € en 2017. La difficulté ici consiste à ne pas se tromper dans les unités de mesure.
30 954 millions d’€ = 30 954 000 000 €
Ensuite, comme indiqué dans notre fiche, les entreprises et les institutions publiques se partagent les efforts des dépenses en R&D. En 2017, les entreprises assument les 2/3 des DIRD, soit 2 fois plus que les institutions publiques.
Une petite manipulation des données ici consiste à affirmer que si une institution dépense les 2/3 et les autres 1/3, alors elle dépense 2 fois plus.
Enfin, les DIRD ont augmenté de 1,5% entre 2016 et 2017. L’augmentation des efforts d’investissement est plus important de la part des entreprises (+1,7%) que de la part des institutions publiques (+1%).
La difficulté ici peut être de comprendre que la moyenne des dépenses augmente de 1,5%. Elle est surtout influencée par les efforts des entreprises (+1,7%) car celles-ci assument une part plus importante des efforts de DIRD.
- Rappelons que les effets du progrès technique sur la croissance est mesuré par la Productivité Globale des Facteurs. ↩︎

